Enfin le bon format! Le nouvel Atlas de Volkswagen

 

Depuis le début des années 2000, le plus gros utilitaire offert par Volkswagen a été le Touareg, un modèle pensé à la façon européenne.

Cette fois, Volkswagen dispose d’un véhicule aligné directement sur les attentes des acheteurs Américains, attirés davantage par les Ford Explorer, Toyota Highlander et Honda Pilot, trois des modè­les parmi les plus populaires de ce créneau sur le continent. Les plus sarcastiques diront sans doute qu’il s’agit d’une alternative de taille puisque l’Atlas devient le plus gros véhicule pour passagers de VW en Amérique du Nord. Cet utilitaire à sept places (le Touareg n’en avait que cinq) mesure plus de 5 m de long et seulement un millimètre de moins qu’un Explorer!

DES PRIX ATTRAYANTS

Bien que sa fiche technique complète ne soit pas encore disponible, ses données essentielles, déjà connues, le rendent prometteur, à commencer par le prix des quatre versions inscrites au catalogue.

Contrairement au Touareg 2017, dont le prix de départ dépasse les 50 000 $, l’Atlas est offert à partir de 35 690 $. C’est le prix de l’Atlas Trendline à roues avant motri­ces, le modèle d’entrée de gamme.

Tout comme le Comfortline, un cran plus haut dans la hiérarchie de la gamme, il est muni d’un quatre-cylindres TSI à turbocompresseur. Ce moteur de 2,0 L, qui sert également à l’actuel Tiguan, lui livre 235 ch, soit 35 de plus que l’utilitaire compact de la marque.

Les modèles dotés de la transmission intégrale 4Motion ont un V6 atmos­phérique de 3,6 L avec système d’arrêt/démarrage automatique au ralen­ti. Surnommé VR6, ce moteur sert également à la berline haut de gamme CC et à l’utilitaire Touareg. Pour l’Atlas, il produit 276 ch, soit 4 de moins que celui du Touareg.

Le système 4Motion et ce moteur font partie de la dotation de série des deux modèles les plus cossus: Highline et Execline. Il est cependant possible d’en munir les deux modèles moins coûteux en déboursant un supplément de 4100 $. Cette option permet à VW d’offrir un Atlas à quatre roues motri­ces à partir de 39 790 $. Ce prix est en plein dans le mille pour intéresser les acheteurs de Honda Pilot, dont la version à quatre roues motrices la moins chère affiche un prix de 10 $ plus élevé! Ce prix rend également l’Atlas à quatre roues motrices plus concurrentiel face aux versions équivalentes de l’Explorer (37 789 $) et du Highlander (37 995 $).

La transmission intégrale de l’Atlas est munie du système 4Motion Active Control, qui offre quatre modes de fonctionnement adaptés à autant de conditions d’utilisation: sur route, hors route, neige et «personnalisé».

De plus, ces deux moteurs sont jumelés à une nouvelle boîte de vitesses automatique à huit rapports qui s’est avérée souple et discrète, du moins lors de cet essai réalisé au volant d’un modèle équipé du VR6.

SEPT « VRAIES » PLACES

Le nouveau venu de VW a un habitacle volumineux et polyvalent capable de loger sept personnes. L’Atlas se distingue d’ailleurs par sa banquette arrière plus spacieuse que la moyenne. Lorsqu’on sacrifie un peu d’espace pour les jambes au niveau de la banquette médiane, qui est fixée à des glissières, des adultes de taille moyenne peuvent prendre place confortablement sur la banquette arrière, chose peu commune pour un utilitaire de cette taille. On accède d’ailleurs assez aisément à cette banquette arrière grâce à l’ouverture large que découvrent les portières et à l’espace dégagé par la banquette médiane lorsqu’on l’avance.

En outre, en repliant les dossiers de la banquette arrière (50/50) et ceux de la banquette médiane (60/40), on obtient une surface de chargement uniforme et vaste, peut-être assez pour transporter des feuilles de contre-plaqué de 4×8. De plus, le hayon découvre une ouverture large et haute dont le seuil est relativement bas, du moins comparativement à l’ensemble des véhicules de cette catégorie. Pour les modèles Highline et Execline, ce hayon est muni d’un système d’ouverture assistée électrique qui le soulève vraiment très rapidement. Il est même possible de l’actionner avec un mouvement du pied.

Tous les modèles d’Atlas ont des jantes en alliage de 18 po, sauf le plus cossu, l’Execline, qui a des jantes de 20 po. La dotation de série comprend une caméra de recul, des sièges avant chauffants, une chaîne multimédia avec écran tactile de 6,5 po, les systèmes pour téléphones cellulaires CarPlay d’Apple, Android Auto et MirrorLink, de même qu’un dispositif original de freinage auto­matique d’après collision. Le constructeur offre d’autres dispositifs d’aide à la conduite (détection d’obstacles dans les angles morts, système d’alerte de louvoiement, régulateur de vitesse adaptatif, détection frontale de piétons, etc.), mais seulement pour les modèles plus chers.

Assemblé à l’usine de Chattanooga, au Tennessee, l’Atlas offre une sensation de conduite propre aux produits Volkswagen. Le roulis est bien contrôlé, la servodirection se révèle précise et les freins sont faciles à moduler. Le VR6, par ailleurs et ne manque pas de souffle.

Cette nouveauté sera vendue au Canada et aux États-Unis, mais aussi en Russie et en Chine, où on l’appellera Terramont. Un nom bien différent de celui employé chez nous. D’ailleurs, Atlas, nom emprunté à un Titan de la mythologie grecque, convient parfaitement aux modèles Highline et Execline, tous deux livrés avec un toit en verre panoramique. En effet, il n’y a rien de mieux pour admirer la voûte céleste qu’Atlas, le Titan, devait supporter sur ses épaules!

L’AS DE LA POLYVALENCE!

L’Atlas n’est pas encore en vente, mais cela n’empêche pas Volkswagen de montrer combien il peut être un véhicule polyvalent. Voilà ce que le constructeur allemand a entrepris en présentant le véhicule-concept Atlas Weekend au Salon de l’auto de Chicago, en février.

Réalisé à partir d’un Atlas SEL Premium (la version haut de gamme aux États-Unis), le Weekend montre comment cet utilitaire peut être personnalisé pour le rendre plus pratique ou simplement plus élégant. Par exemple, on a choisi de le doter de jantes en alliage Prisma de 18 po gris anthracite, alors que l’Atlas Trendline qui sera vendu au Canada aura des roues en aluminium clair.

Le Weekend dispose aussi d’équipements sur le toit visant les grands voyageurs et les sportifs invétérés: un coffre transformable Urban Loader ajoutant 501 L de volume additionnel et des barres de fixations servant à transporter des skis, des planches à neige, des kayaks ou des vélos. On a aussi prévu des marchepieds latéraux pour faciliter l’accès à ces accessoires.

À l’intérieur, une cloison grillagée a été installée dans l’aire à bagages pour permettre à une famille de voyager avec son toutou en toute sécurité, alors que deux fixations ont été accrochées aux appuie-tête avant pour que les occupants de la banquette médiane puissent utiliser leurs tablettes numériques à l’aide du système Wi-Fi compatible avec les systèmes d’exploitation Android et iOS.Article inspiré de la source suivante:

http://www.journaldemontreal.com/2017/03/05/enfin-le-bon-format